top of page

Le corps n’oublie rien : quand les émotions s’inscrivent dans la chair

femme qui pose ses mains sur son genou gauche

Il arrive que l’on comprenne beaucoup de choses avec la têteet pourtant, que quelque chose résiste et qu'au final rien ne change. Car clairement lorsque l'on va consulter un thérapeute c'est pour se sentir mieux et que la vie s'en trouve modifier.


On sait pourquoi on réagit ainsi, on a identifié les schémas, parfois même les blessures, mais le corps, lui, continue de se crisper, de s’épuiser, de s’alarmer. Mais surtout, surtout, on reste dans les mêmes schémas de répétition, encore et encore malgré la compréhension intellectuelle de nos mécanismes. Car si l'on n'accède pas à cette mémoire du corps et aux émotions liés aux évènements qui nous ont marqué, alors il ne se passe rien ou très peu.


Ce décalage n’est ni un échec, ni un manque de volonté. Il dit simplement une chose essentielle : le corps a sa propre mémoire et parfois il faut faire preuve de beaucoup de patience et d'abnégation pour enfin entendre ce qu'il a à dire.


Comme l’écrit le psychiatre et chercheur Bessel van der Kolk :

« Le corps garde les traces du passé sous forme de sensations physiques, d’émotions et de réactions automatiques, même lorsque l’esprit conscient n’en a plus le souvenir. »— Le corps n’oublie rien, Bessel van der Kolk

La mémoire du corps, une intelligence qui n'oublie rien souvent oubliée


Pendant longtemps, la souffrance psychique a été abordée principalement par la parole et l’analyse. Comprendre, nommer, raconter, expliquer, justifier... Ces approches sont précieuses, mais elles ont leurs limites.


Bessel van der Kolk a montré, à travers des décennies de recherches sur le traumatisme, que les expériences émotionnelles intenses — surtout lorsqu’elles n’ont pas pu être exprimées ou intégrées — s’impriment directement dans le corps.


Cela peut prendre la forme de :

  • tensions chroniques

  • troubles du sommeil

  • fatigue inexpliquée

  • hypervigilance

  • réactions émotionnelles disproportionnées

  • ou au contraire dissociation émotionnelle

  • difficulté à poser des limites ou à ressentir de la sécurité.


Le corps, en réalité, ne fait que continuer à protéger. Il répète ce qu’il a appris à un moment où il n’y avait pas d’autre option.


Quand les émotions n’ont pas pu circuler mais que le corps n'oublie rien


Une émotion n’est pas un problème en soi. Elle devient problématique lorsqu’elle n’a pas pu être vécue jusqu’au bout.

Peur, colère, tristesse, sidération…Si elles ont été interrompues — par manque de sécurité, de soutien, de mots — elles ne disparaissent pas. Elles se figent ou, comme j'aime à dire, elles se cristallisent.


Van der Kolk explique que dans ces cas-là, le système nerveux reste bloqué dans des états de survie, même longtemps après la fin de la situation initiale. Le corps continue à réagir comme si le danger était encore présent.


C’est pour cela que certaines personnes disent :

« Je sais que tout va bien, mais je ne le ressens pas. »

Ce n’est pas une contradiction. C’est une différence de langage entre la tête (le mental) et le corps.


Revenir au corps, sans le forcer


Travailler avec la mémoire du corps ne consiste pas à « revivre » le passé ni à forcer des émotions à sortir. Au contraire.


Van der Kolk insiste sur l’importance de la sécurité, du rythme et de la régulation. Le corps ne lâche que lorsqu’il se sent suffisamment en confiance.


Cela implique :

  • de rentrer en soi,

  • de prêter attention aux sensations,

  • de respecter les signaux de fatigue ou de fermeture,

  • de redonner au corps une place active dans le processus de transformation et de guérison.

C’est une approche qui demande de sortir du tout mental pour entrer dans une écoute plus fine, plus humble aussi.


Le corps comme point d’ancrage émotionnel


Dans ma façon de travailler, le corps n’est jamais considéré comme un simple support, ni comme un obstacle à dépasser. Il est le point d’entrée de mon travail thérapeutique.


Les émotions ne sont pas analysées pour être expliquées, mais ressenties dans un cadre sécurisé, suffisamment contenu pour ne pas submerger.


Le corps devient alors :

  • un repère,

  • un ancrage,

  • un lieu de dialogue intérieur.

Ce travail ne cherche pas la performance émotionnelle. Il ne vise pas à “aller plus loin”, mais à aller au plus juste de ce qui a été vécu.


Quand une émotion peut être reconnue dans le corps — même de façon très subtile — quelque chose commence déjà à se transformer.


De la compréhension à l’intégration


Comprendre une blessure est une étape. Intégrer l'information qui y liée dans le corps en est une autre.


Bessel van der Kolk le souligne clairement : la guérison ne passe pas uniquement par le récit, mais par des expériences qui permettent au corps de vivre autre chose que ce qu’il a appris dans la survie.


Cela peut être :

  • une sensation de stabilité

  • un sentiment de sécurité intérieure ou d'une force nouvelle

  • une respiration qui s’approfondit

  • un mouvement qui redevient possible

  • une émotion qui se libère sans anéantir

  • une énergie qui circule...

Ce sont souvent des changements discrets, mais profondément structurants.


Écouter ce que le corps sait déjà


Le corps n’oublie rien, mais il ne demande pas à être forcé à se souvenir. Il demande à être écouté autrement. Nul besoin de connaître toute l'histoire mais de repérer les points de rupture.


Travailler avec la mémoire corporelle, c’est accepter que certaines réponses ne viennent pas sous forme de mots, mais de sensations, d’élans, de résistances aussi.

C’est un chemin qui demande de la patience, du respect et une vraie présence à soi.

Et c’est souvent là, paradoxalement, que les émotions longtemps retenues trouvent enfin un espace pour se déposer.


Référence bibliographique

"Le corps n’oublie rien" de Bessel van der Kolk. Un ouvrage fondamental pour comprendre le lien entre trauma, émotions et corps, et repenser nos façons d’accompagner la transformation intérieure.


Je suis Marie-Claire, thérapeute holistique spécialisée dans l’accompagnement des personnes à haut potentiel (zèbres), hypersensibles et empathes


Je vous aide à mieux vous comprendre, à apaiser votre mental et à exploiter pleinement votre potentiel grâce à des approches créatives et transformatrices.


Profitez de l'appel découverte gratuit pour échanger avec moi et voir comment je peux vous accompagner ! Cela ne vous engage à rien mais peut vous apporter beaucoup 😉

Commentaires


bottom of page